Bonnes vacances, cher professeur!

Ça sent la fin des classes! Vous souvenez-vous de la dernière journée d’école où on devait laver notre pupitre avec un seau et une guenille? Ça sentait le propre au son de la dernière cloche! Mais surtout, ça sentait les vacances. C’est précisément ce parfum qui me vient en mémoire ces jours-ci, et avec lui, le souvenir d’êtres humains précieux qui ont jalonné mon cheminement scolaire. C’est incroyable à quel point certains professeurs et enseignants peuvent marquer notre parcours.

En première année, je me souviens de Jacqueline, alias Quiquine, qui étampait nos cahiers de leçons pour nous féliciter. Quand on se méritait «la grosse horloge», c’est qu’on avait tout bon! C’est fou ce qu’on peut faire dire à une tache d’encre tout de même : « bravo pour tes efforts, tu peux être fier de toi, je savais que tu étais capable. »

Il y a eu Lucille, en troisième année, qui nous avait préparé un petit florilège. En rentrant de la récré, on choisissait une chanson et on s’y mettait à l’unisson. Ça nous remettait le cœur à l’ouvrage et les neurones de bonne humeur! La mienne c’était Chère Élise 😉

Pat, c’était ma prof de 4e et elle a très certainement contribué à mon fort penchant pour les parfums. Le vendredi après-midi, pour nous garder dans le coup, elle nous donnait une liste de mots à trouver dans le dictionnaire. Le premier qui arrivait au bout de la tâche avait le droit d’aller fouiller dans son coffre à surprises. Mon coup de cœur? Le crayon qui sentait le raisin!

Maurice, quant à lui, avait bien saisi que j’étais pas mal plus portée vers les arts que vers les sports! Ce marathonien passionné d’activité physique prêchait par l’exemple et avait toujours un bon mot pour me faire oublier mes piètres performances (la fameuse «pine» de participation, vous l’avez eue aussi?). OK, la prochaine fois, je ferai encore mieux!

Et si aujourd’hui j’ose me lancer, à 44 ans, dans l’apprentissage du piano, c’est très certainement en partie grâce à Madame Raymonde, ma professeure de musique au primaire. Maintenant, quand je lis une partition, je l’entends répéter «ron-de-lon-gue» et «sau-te-noire! sau-te-noire!».

Au secondaire, Pierre avait le tour avec les ados. Ce professeur de français prenait le temps de jaser avec ses élèves et on restait pendus à ses lèvres pour ne pas manquer une de ses blagues. On hésitait parfois avant de s’esclaffer parce que ce personnage inoubliable était un sacré pince-sans-rire!

Une fois rendue au cégep, mes professeurs de graphisme m’ont appris le sens du mot PERSÉVÉRANCE! Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage, a dit le poète? Vraiment, ces enseignants et enseignantes m’ont fait cheminer et c’est en partie grâce à eux que je suis qui je suis aujourd’hui.

En ce moment, dans nos écoles, il y a toujours de ces femmes et de ces hommes passionnés qui prennent soin de nos enfants, avec une vocation inébranlable et tout le dévouement du monde dans leur boite à lunch. Ils gardent le cap vers la réussite scolaire de ces futurs adultes, malgré les coupures et le manque de ressources. Les besoins sont de plus en plus grands, nos enfants ont aussi de plus en plus de besoins. Oui, il y a encore des professeurs et des enseignants qui savent captiver nos jeunes, inventer des jeux, leur apprendre tout plein de notions sans même qu’ils aient l’impression d’étudier.

Pensons à remercier ces personnes d’exception qui accompagnent nos enfants tout au long de l’année scolaire. Merci à tous ces enseignants pour leur dévouement, leur amour et leur bienveillance. Grâce à votre capacité à voir le potentiel en chaque enfant, vous les aidez à croire en eux et vous leur donnez envie et de se dépasser. Que le parfum des vacances vous soit doux!


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